Concert annuel
Cher Public,
Nous avons le plaisir de vous inviter à notre prochain concert, qui aura lieu le lundi 11 mai à 20h00 au Victoria Hall.
En vedette, le violoncelliste Lionel Cottet interprétera, accompagné par l’orchestre, le Concerto pour violoncelle d’Arthur Honegger.
L’OHGe vous proposera en outre un programme autour de la musique française, avec des extraits de Coppélia de Léo Delibes, la Bacchanale de Saint-Saëns ou encore le final de la Symphonie fantastique de Berlioz. Vous trouverez des informations détaillées concernant ce programme ci-après.
La billetterie est ouverte. Il suffit de suivre les liens en bas de page pour réserver votre soirée musicale.
Programme
Prélude et Mazurka – Czardas – Galop final – Léo Delibes (1836-1891) – Ballet Coppélia, extraits
Le ballet Coppélia tire son origine du conte romantique de E.T.A. Hoffmann Der Sandmann (L’homme de sable).
Le personnage principal est Swanilda dont le fiancé, Franz, ne cesse d’observer une jeune fille à la fenêtre, qui passe pour être la fille du Docteur Coppélius. Fâchée et intriguée, Swanilda s’introduit dans l’atelier et s’aperçoit que Coppélia n’est qu’un des nombreux automates du vieux savant. Restée cachée, elle assiste à une scène étrange : Franz entre dans l’atelier et Coppélius tente de s’emparer de son âme pour animer Coppélia. Swanilda prend alors la place de la poupée, laissant croire à Coppélius que sa créature a déjà pris vie. Dans un ballet de plus en plus vertigineux, Swanilda finit par renverser tous les automates. Les deux fiancés s’enfuient et, réconciliés, ils se marient à la fête du village.
Bacchanale – Camille Saint-Saëns (1835-1921)
Samson et Dalila est, avec Carmen et Faust, l’un des opéras français les plus célèbres. Interdite en France par la IIIe République naissante, l’œuvre est créée en 1877 à Weimar.
En voici l’intrigue : prisonniers des Philistins, les Hébreux implorent le Dieu d’Israël. Samson, valeureux héros, tue Abimélech et encourage les siens à se rebeller contre les Philistins. Le peuple d’Israël rompt alors ses chaînes et parvient à s’enfuir sous les menaces vipérines du Grand Prêtre de Dagon qui jure vengeance. Celui-ci retrouve la voluptueuse Dalila, décidée à séduire Samson, de façon à percer le secret de sa force dans le seul but de venger son peuple. Dans un duo débordant de lyrisme, Dalila fait chavirer le cœur du héros qui, malgré les mises en garde d’un vieillard hébreu, succombe à son amour… et au piège tendu par la belle : à peine a-t-il dévoilé que sa force réside dans sa chevelure que Samson est arrêté, ses cheveux coupés et ses yeux crevés. Dans sa prison, implorant le pardon pour sa faiblesse, il prie pour la libération de son peuple. Puis, touché par la foi, il retrouve subitement sa force lors d’un bal philistin, et parvient à faire écrouler leur temple ; Dalila et son peuple sont anéantis.
La bacchanale est jouée après que Dalila a trahi Samson. Le morceau illustre par son style orientalisant et son rythme effréné la débauche des Philistins.
Concerto pour violoncelle – Arthur Honegger (1892-1955)
En 1929, Arthur Honegger écrivit un de ses opus les plus surprenants, demeuré parmi ses moins courus, un Concerto pour violoncelle subtilement ouvragé, partagé entre des éléments de pastorale et de jazz, des réminiscences de Bach et des danses, avec ici et là une petite pointe de Stravinsky.
L’œuvre, aussi insaisissable qu’étonnante aura connu peu de défenseurs, après que Maurice Maréchal l’eut créée à Boston, sous la direction de Serge Koussevitzky.
Lionel Cottet, violoncelle solo de l’OSR, relève ce soir le défi d’interpréter ce concerto avec l’OHGe.
— Entracte —
Nocturnes (Fêtes) – Claude Debussy (1862-1918)
Inspirés par les tableaux du peintre américain James Whistler, que Debussy appréciait beaucoup, les 3 Nocturnes (Nuages, Fêtes, Sirènes) ont été composés entre 1897 et 1899. Le 2e Nocturne que nous interprétons ce soir est décrit ainsi par le compositeur : « Fêtes, c’est le mouvement, le rythme dansant de l’atmosphère avec des éclats de lumière brusque, c’est aussi l’épisode d’un cortège (vision éblouissante et chimérique) passant à travers la fête, se fondant en elle, mais le fond reste, s’obstine, et c’est toujours la fête et son mélange de musique, de poussière lumineuse participant à un rythme total. »
Symphonie fantastique (final) – Hector Berlioz (1803-1869)
Œuvre autobiographique racontant la passion obsessionnelle d’un jeune artiste pour une femme idéale. Après s’être empoisonné avec une dose d’opium trop faible pour se donner la mort quand il acquiert la certitude que celle qu’il adore ne répond pas à son amour, l’artiste est plongé dans un sommeil accompagné des plus horribles visions.
Dans le final, il rêve qu’il assiste au sabbat célébré à l’occasion de sa mort. Bruits étranges, éclats de rire éveillant des cris lointains. La bien-aimée déchue fait son apparition, sorcière avilie se mêlant à l’orgie diabolique : l’idée fixe est métamorphosée en un air de danse ignoble. Rien n’avait été entendu auparavant de si terrifiant en musique (nous ne sommes qu’en 1830 !) que le glas qui retentit lorsque les participants entonnent un Dies Irae caricatural et satanique. La giration d’une ronde infernale se superpose en un vertigineux contrepoint à la parodie de l’hymne des morts pour mener à une conclusion apocalyptique.
Les parapluies de Cherbourg – Michel Legrand (1932-2019)
Guy et Geneviève s’aiment, c’est une évidence. Pour sa mère à elle, c’est un égarement. Pour sa tante à lui, c’est une fatalité. Pour les prétendants éconduits, c’est une page à leur faire tourner, et le départ de Guy à la guerre y participe. Mais la blessure de cette séparation cimente leur amour, qui fleurit dans le ventre rond de Geneviève : la veille de son exil, ils unissent leurs corps à leurs serments. Restent alors l’absence et la pression maternelle qui s’insinuent comme des poisons : Geneviève finit par accepter un mariage de raison avec Dubourg, le joailler, comme on accepte un enterrement. De retour, Guy, désespéré, est sauvé in extremis de la déchéance par l’amour placide de sa voisine. Lorsque le hasard les fait se croiser une nuit de Noël, les banalités qu’ils s’échangent ne cachent pas la persistance de leurs sentiments et l’amertume de leur constat muet : ils n’ont pas été à la hauteur de leur amour.
De la merveilleuse musique de Michel Legrand, vous entendrez ce soir bien entendu, le générique, mais aussi la musique de certaines scènes, telles que celle sur le quai de gare, au dancing, ou encore chez Dubourg, le joailler.
Billetterie
Les billets pour ce concert d’exception sont disponibles sur le site officiel de la Billetterie du Service Culturel de la Ville de Genève ainsi qu’aux différents Points de vente du Service Culturel de la Ville de Genève et seront en vente au Victoria Hall, une heure avant le début du concert.
Enfin, si vous souhaitez nous soutenir en devenant membre sympathisant, il vous suffit de nous écrire à l’adresse suivante : info@ohge.ch
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Au plaisir de vous retrouver nombreux au fil de l’année, nous vous adressons nos meilleures salutations.
L’OHGe